Une salle rectangulaire sans fenêtres, à part une grande baie vitrée sans teint pour ceux qui souhaitent assister discrètement à l’interrogatoire. Une table et des chaises (toujours aussi peu confortable en plus). Et deux personnes assises l’une en face de l’autre. L’une subissant l’interrogatoire, l’autre le conduisant.
Pour Matthew la situation avait presque tout de semblable à un même interrogatoire mené il y a deux jours. Sauf que là, il avait pris quelques précautions. En effet, il n’avait pas envie de se prendre à nouveau des coups de karaté dans la figure. De plus, si la fille s’échappait à nouveau, Roxann ne lui pardonnerait pas cette fois.
C’est pourquoi la porte de la pièce était fermée à clef. La jeune fille assise en face était menottée à sa chaise, sans aucun espoir de pouvoir se lever. Et, au cas où, deux officiers attendaient au dehors, prêts à intervenir dès qu’il en aurait l’utilité.
Bien, tout était en place, y compris son dossier contenant tout sur l’affaire en cours. On peut commencer. Dépliant le dossier, il se concentra sur l’interpellée. - Je ne pensais pas vraiment vous revoir de sitôt mais, il faut avouer que vous n’avez rien pour que cela ne se reproduise pas. Donc, vous revoilà en cette pièce et j’ais quelques questions plus pertinentes que la dernière fois à vous poser mademoiselle.
La jeune fille ne releva pas la tête- Allez vous faire voir…
- Allons, ne soyez pas grossière je vous prie. Estimez vous plutôt heureuse que c’est moi qui vous interroge et pas quelqu’un d’autres. Je connais deux officiers de police qui aimerait vous voir suite à votre fuite précédente, et ils ne sont pas commodes. Et ce n’est pas non plus notre cher capitaine de central qui est présent.
-Ils sont si terribles que cela ?
Matthew s’approcha avec un air sérieux et parla d’une voix basse, sur le ton de la confidence.- Je pense qu’ils perdraient patience au bout de cinq minutes vu que vous êtes plutôt bornée. Pour informations, je suis un légiste, généralement j’interviens lorsque ceux que j’ais déjà cités se sont occupés de vous. Et, croyez moi, je ne manque pas de travail ces temps-ci
Jetant un regard furtif, mais assez visible pour que la fille puisse voir ce qu’il regarde, il se tourna discrètement vers la baie vitrée avec un air suspicieux. Autant dire que la fille eu tout de suite l’air d’être moins sûre d’elle. Matthew se redressa et fit semblant d’être embarrassé.-
Manquerais plus qu’ils aient tout entendus Capitaine si vous êtes là, vous avez mes respects
Fit il en direction de la vitreBien.. si nous continuons cette discussion ?
-
Vous.. vous êtes sûr qu’ils nous regardent ?
- Bien sûr, ce n’est pas pour vous que j’ais fermé la porte à clefs- D’accord, d’accord, je vais coopérer
dit-elle tout en se tournant paniquée vers la baie vitrée. - A la bonne heure. Bien, première question : admettez vous que vous êtes la demi-sœur de monsieur Glessner ?
- Oui, moi et mon frère sommes les enfants cachés de Monsieur Glessner.
- Expliquez moi vos relations avec votre famille biologique..
- Notre père a trompé sa première épouse avec notre mère qui était sa cuisinière personnelle. Quand sa femme l’a découvert, elle a tout de suite divorcé. Monsieur Glessner n’a pas fait d’histoires et a accepté. Ils nous a mis dans une famille d’accueil pour nous cacher aux yeux de sa seconde épouse. Et pour garantir notre silence, il nous paye nos études ainsi que notre loyer.
- Pourquoi gardiez vous des liens avec le fils de monsieur Glessner ?
-Au début je ne savais pas pourquoi mon frère continuait à voir notre demi-frère. J’ais tout compris la nuit du meurtre.
- Alors que c’est il passé cette nuit là ?
- J’étais à l’étage endormie et j’ais été réveillée par une dispute dans le salon en dessous de moi. Je suis donc descendue pour voir. Mon demi-frère était présent, assis dans un des fauteuils. Il y avait également un de ses copains de l’université. Mon frère était en face d’eux, un couteau à la main et ils les menacaient.
- Sur quoi portait la dispute ?
- Au début je n’y comprenais pas grand-chose, je regardais de loin. Mon frère disait qu’il s’était fait arnaqué par eux, il disait que les prix avait augmentés et qu’en retour la quantité avait diminuée. Je ne comprenais pas jusqu’à ce que mon demi-frère sorte de sa poche un paquet contenant une sorte de poudre blanche. Il a dit alors « ce n’est pas ma faute si tu consomme trop, donc soit tu paye les nouveaux prix et tu quitte ton état de manque ou tu reste avec jusqu’à ce que tu vienne ramper à mes pieds un peu plus conciliant. »
C’est alors que j’ais compris que mon frère se droguait et que c’était mon demi-frère qui lui fournissais ses doses. J’avais eu des doutes par le passé mais je n’avais rien découvert.
- Que c’est il alors passé ?
- La réponse eu pour effet de finir de mettre en colère mon frère. D’ailleurs, dans l’état où il était, un rien l’irritait. Il s’est jeté sur mon demi-frère et lui planta le couteau dans le corps. Cela fut si rapide que tout le monde n’eu pas le temps de réagir, mon frère venait de blesser gravement notre demi-frère.
L’autre homme, qui était resté silencieux, réagit alors en sortant de sa poche une arme à feu et la pointa sur mon frère… Il a tiré deux coups à bout portant. Mon frère n’est pas mort sur le coup. Il a réussi à s’enfuir, dans l’instant, au dehors. Il n’est pas allé loin car je l’ais vu tomber sur le sol à travers une fenêtre.
- Pourquoi n’a t’on pas tiré sur vous ?
-L’homme m’a vue alors. Il a paniqué, récupéré la drogue et s’est enfuie. Ensuite, la police est arrivée.
- Bien, je vous remercie. Je pense que cette affaire va être vite résolue maintenant. Le nom de l’ami de votre demi-frère ?
-Heu.. Je crois que c’est Franck. Je ne connais pas son nom. Je sais juste qu’il est dans la même université. C’est là qu’il y a le réseau de distribution selon moi.
- Ce n’est pas grave. Nous le retrouveront facilement. Bon et bien je crois que nous avons suffisamment progressé

je vous remercie de votre coopération.
- Ca signifie que je suis libre de partir ?
Matthew se leva, un sourire sur les lèvres et récupérant son dossier. Il se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Avant de sortir, il regarda une dernière fois la fille - Ah non.. Moi j’en ais fini avec vous. Vous, vous allez être inculpée de délit de fuite et coups et blessures sur des agents de police.
Je vous envoie votre avocat

-QUOI ?? Hé mais non là …
Rigolant doucement, Matthew sortit et referma la porte derrière lui.